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La sangle thoracique
Le cheval ne possédant pas de clavicule, sa cage thoracique est « suspendue » entre les antérieurs grâce à de puissantes sangles musculaires : en particulier les pectoraux et le muscle dentelé ventral. Lorsque ces muscles sont engagés, ils permettent à la cage thoracique (et donc au garrot) de remonter entre les antérieurs.
Plus ces muscles sont performants, plus le cheval sera capable de reculer son centre de gravité pour adapter son équilibre à l’exercice (d’autant plus lorsqu’il porte un cavalier, qui s’assoit sur la partie thoracique du dos et vient donc ajouter son poids à celui de la cage thoracique). À l’inverse, sans un maintien correct :
Un bon maintien de l’avant-main est l’une des composantes essentielles à un fonctionnement sain du cheval sous la selle.
La métaphore de l’arc et de la corde
Pour mieux se représenter ce qu’il se passe dans le corps du cheval lorsqu’il engage ses abdominaux, on peut se représenter un arc à flèche :
Lorsqu’on raccourcit la corde, les deux extrémités de l’arc se rapprochent l’une de l’autre et ce dernier se fléchit. Quand on parle du cheval : si les abdominaux se contractent, le sternum et le bassin se rapprochent et le dos se fléchit.
Si pour une quelconque raison les abdominaux sont incapables de remplir ce rôle, le cheval va au devant de gros problèmes de posture :

La chaîne dorsale
Ces muscles doivent être suffisamment souples pour permettre la montée du dos et l’avancée des postérieurs sous la masse. Certains chevaux ont naturellement la souplesse nécessaire, tandis que d’autres vont devoir être travaillés de façon progressive pour acquérir cette capacité.
Une fois que le cheval est capable d’amener ses deux postérieurs sous son centre de gravité, on peut amener ces derniers à se fléchir en reportant petit à petit de plus en plus de poids sur l’arrière-main.

Conclusion
Les trois composantes que nous avons abordé jouent toutes un rôle fondamental pour permettre l’engagement des postérieurs :
Si l’une ou l’autre de ces actions ne peut pas s’effectuer, on entre dans un cercle vicieux. Par exemple, si la cage thoracique n’est pas maintenue correctement, elle descend entre les antérieurs, entraînant avec elle le garrot et les vertèbres thoraciques. Pour freiner cet effondrement, les extenseurs de la colonne vertébrale se contractent, le dos se creuse, se fige et l’étirement de ces muscles devient impossible. Sans l’allongement des extenseurs, les abdominaux ne peuvent plus remplir leur rôle de fléchisseurs de façon efficace. Les postérieurs ne peuvent plus s’avancer correctement sous la masse et le cheval n’aura pas d’autre choix que de reporter plus de poids sur l’avant-main, surchargeant d’avantage encore la sangle thoracique (etc…)
En revanche, si on parvient à maintenir le meilleur équilibre possible entre ces trois composantes, on peut amener le cheval dans un cercle vertueux qui lui permettra de fonctionner de façon optimale.
Je ne peux pas vous donner de recette pour parvenir à cela. C’est un travail qui demande du tact, du temps, de la réflexion et qui doit s’adapter à chaque cheval. En revanche, j’espère sincèrement qu’en prenant un peu plus conscience des phénomènes biomécaniques qui sont en jeu, on améliorera notre façon de travailler les chevaux et donc leur santé et leur bien-être.

Chloé Vic
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